Lors de la première vague de l’épidémie, l’engagement des particuliers aux côtés des hôpitaux a été considérable.  Les établissements hospitaliers ont été submergés par les dons en nature mais aussi financiers. De nombreux français ont souhaité, pour la première fois, soutenir le personnel hospitalier mobilisé dans la lutte contre la COVID-19 et participer au financement de la recherche médicale. De nombreuses collectes ont été lancées comme, par exemple celles de la Fondation de France et l’AP-HP, le Fond One-O-One, l’hôpital Necker enfants malades, la Fondation des Hospices Civils de Lyon, mais aussi celles d’établissements qui n’avaient jusqu’alors pas ou peu collecté auprès du grand public et qui n’avaient pas de plateforme de dons en ligne. On peut citer le Centre Hospitalier (CH) de Cannes, le CH Annecy-Genevois, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, Hôpital du Kremlin Bicêtre. Ainsi, la pandémie aura-t-elle au moins permis d’accélérer la transition digitale de la collecte pour le secteur hospitalier.

A l’heure de la deuxième vague, le secteur culturel, plus discret au printemps dernier sur ce terrain de la collecte digitale semble lui aussi prendre la même voie en lançant des plateformes de dons à destination du grand public. De plus en plus d’institutions culturelles développent leur collecte digitale. Après le musée du Louvre en 2018, le Château de Versailles collecte en ligne auprès du grand public pour la première fois de son histoire depuis cette année. D’autres grandes institutions comme l’Institut de France ou la Philharmonie de Paris ont aussi lancé leurs initiatives. La Philharmonie qui cette année, va “plus loin” dans sa collecte grand public en optant pour une plateforme de crowdfunding 100% en marque blanche pour sa campagne annuelle” Donnons pour Démos”. La collecte digitale, c’est également le tournant pris par d’autres institutions comme le Louvre-Lens, qui va lancer une campagne grand public à l’occasion du Giving Tuesday ou de l’Opéra de Bordeaux qui inaugure une collecte auprès du grand public lors du lancement de sa saison. Le Domaine de de Chantilly prépare une plateforme qui sera lancée en décembre, période stratégique pour la collecte.

Privés des ressources habituellement générées par la billetterie, ces musées, théâtres, domaines nationaux, châteaux, centres de création artistiques doivent trouver de nouvelles sources de revenus en collectant auprès d’un plus grand nombre de bienfaiteurs. Ceci afin de garantir le financement de leurs projets et pour certains même, assurer leur survie.

Faire une exposition, visiter un monument, assister à un concert ou voir un spectacle sont des activités que nous, français, n’avons plus la liberté d’apprécier librement. Nous prenons  ainsi conscience de combien les activités culturelles manquent à notre quotidien et combien elles sont essentielles à notre bien-être. Face à cette triste réalité, les appels de soutien lancés par les institutions culturelles sont sûrement entendus avec plus d’écho par les particuliers car soutenir la culture aujourd’hui c’est pour eux, s’assurer de pouvoir en bénéficier quand la situation le leur permettra. Plus que jamais, les institutions culturelles sont légitimes à solliciter la générosité  des particuliers. Les établissements que nous avons cités en exemple précédemment l’ont d’ailleurs  bien compris à travers leurs initiatives de fundraising.

Pour les établissement culturels qui hésiteraient encore, voici d’autres raisons de mettre en place une plateforme de dons en ligne ou de lancer une campagne de crowdfunding : 

1- C’est encore l’un des rares moyens de recruter de nouveaux donateurs et d’assurer des financements dans ce contexte compliqué.  C’est aussi une opportunité pour élargir leur communauté de bienfaiteurs en ne s’adressant pas uniquement aux entreprises, aux grands donateurs et à leur premier cercle de fidèles visiteurs. Il convient de donner la possibilité aux particuliers de prendre part à la sauvegarde de l’offre culturelle.

2- C’est “offrir un service” à leurs donateurs  en leur permettant de les soutenir facilement. Pour collecter efficacement, il est important de proposer des plateformes de dons sécurisées depuis lesquelles il est possible de faire des dons par carte bancaire, mandat SEPA mais aussi en un clic grâce aux mobile wallets (Apple Pay, Google Pay, Microsoft Pay). C’est aussi le moyen de recruter davantage de donateurs mensuels et  pour augmenter ses ressources régulières; ceci afin de mieux sécuriser ses budgets tout au long de l’année et de manière durable.

3- C’est répondre à des enjeux opérationnels. Le confinement et le télétravail dressent également de nouvelles barrières sur le plan opérationnel. Les équipes mécénat en home office, ne peuvent plus recevoir et traiter les dons par chèque. Digitaliser sa collecte, c’est aussi répondre à ces nouvelles contraintes pratiques, modifier progressivement les comportements de dons et favoriser la réduction des coûts de gestion des dons.

4- C’est l’union qui fait la force. Les organisations culturelles sont toutes confrontées au même défi. A travers leurs actions grand public individuelles, elles démocratisent le don des particuliers “non initiés” à soutenir l’ensemble du patrimoine culturel.  Plus les institutions culturelles seront nombreuses à solliciter la générosité du public, plus l’écho sera fort! Les donateurs dans le secteur associatif de la solidarité  sont souvent multi-donateurs. Pourquoi en serait-il autrement pour le secteur culturel ?

5- Mener des campagnes de fundraising, c’est continuer d’être visible auprès du grand public. C’est renforcer leur notoriété et donner envie au plus grand nombre de leur rendre visite à la réouverture des sites culturels.

Alors n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur nos outils !